Pourquoi les conversations deviennent gênantes ?

S’intégrer dans une conversation peut parfois sembler simple, mais certaines situations créent des moments inattendus et inconfortables. Vous arrivez dans un groupe, vous entendez quelques phrases, vous décidez de participer… et soudain tout s’arrête. La discussion ne continue pas et un silence apparaît.

Ce phénomène arrive plus souvent qu’on ne le pense, notamment dans les discussions entre collègues, dans les groupes d’amis ou dans les environnements professionnels. Comprendre pourquoi ces situations apparaissent permet de mieux intervenir dans une discussion et de participer de manière plus fluide.

Dans cet article, nous allons explorer les différents types de conversations et comprendre comment mieux s’intégrer dans un échange déjà en cours. Cette approche s’appuie notamment sur les idées présentées par Charles Duhigg dans son livre Super Communicating.

Mots clés principaux : communication, conversation, communication assertive, communication au travail, écoute active, types de conversations, intelligence relationnelle.


Une situation que beaucoup de personnes connaissent

Il existe une situation très fréquente dans les interactions sociales.

Vous vous approchez d’un groupe.
Vous entendez les deux dernières phrases de la discussion.
Vous avez envie de participer.

Vous vous exprimez, vous dites quelque chose, et soudain la conversation s’arrête.

Personne ne rit.
Personne ne continue à échanger.
Un silence apparaît, parfois un peu inconfortable.

Cette situation m’est arrivée plusieurs fois dans ma vie parce que j’avais envie d’être incluse, de faire partie du groupe et d’être parmi les autres. Pourtant, ce n’était pas évident.

Le groupe avait déjà formé une dynamique et moi j’arrivais à ce moment là comme un satellite qui apparaissait de temps en temps dans la discussion.

Dans ces moments là, je ne savais pas toujours comment aborder un sujet pour être incluse et être reconnue comme faisant partie du groupe.


Une série de contenus sur la communication et la négociation

Dans cette vidéo de la série consacrée à la communication et à la négociation, je partage plusieurs pistes pour mieux comprendre ce qui se passe dans ces moments précis.

Je m’appelle Maria et je facilite des cours de négociation.

Sur ma chaîne YouTube, vous pouvez découvrir différentes astuces, des conseils simples et des outils qui peuvent être appliqués immédiatement pour améliorer la manière dont nous communiquons.

L’objectif est de comprendre comment changer notre façon de communiquer afin de créer plus de fluidité dans les échanges, plus de compréhension mutuelle et surtout une synchronisation émotionnelle qui manque souvent dans les discussions artificielles ou dans les conversations qui se concentrent uniquement sur les faits.

Si vous souhaitez aller plus loin, je propose également un cours offert de quatre semaines accessible sur mon site.

Ce cours permet de passer par quatre modules et d’observer une transformation entre le moment où vous commencez et le moment où vous terminez.

L’objectif est d’apprendre comment devenir plus assertive, comment poser ses propres limites et comment communiquer sans avoir peur de blesser l’autre.

Le cours est accessible ici :
coursdenegociation.fr/dire-non


Les trois types de conversations

Pour comprendre pourquoi certaines discussions deviennent difficiles, il est utile d’observer les différents types de conversations qui existent.

Dans son livre Super Communicating, Charles Duhigg explique qu’il existe trois types principaux de conversations.

Cette idée m’a particulièrement marquée lorsque j’écoutais ce livre audio pendant que je marchais sur mon tapis de marche quotidien.

Ces trois types de conversations permettent de comprendre pourquoi certaines interactions deviennent fluides alors que d’autres créent de la friction.


Les conversations factuelles

Le premier type de conversation concerne les faits.

Il s’agit de conversations qui portent sur des informations observables ou des éléments pratiques.

Par exemple :

faire une liste de courses
demander à un collègue de préparer un dossier pour vendredi
organiser un déjeuner
commenter un événement observable

Dans ces conversations, les phrases sont souvent affirmatives et les participants recherchent des informations ou des solutions.

Si vous arrivez dans une discussion qui se situe sur ce niveau factuel et que vous répondez avec des émotions ou des opinions personnelles, il peut apparaître une désynchronisation immédiate.

La personne attend une réponse concrète ou une solution à un problème.

Si vous intervenez sur un registre émotionnel ou subjectif, la conversation peut perdre sa cohérence.


Les conversations émotionnelles

Le deuxième type de conversation concerne les émotions et les ressentis.

Dans ce type d’échange, les personnes expriment ce qu’elles ressentent par rapport à une situation.

Les opinions peuvent être subjectives et la discussion peut porter sur des impressions ou des expériences personnelles.

Dans ce contexte, répondre uniquement avec des faits ou avec une analyse très intellectuelle peut créer une distance.

La personne n’attend pas nécessairement une explication rationnelle.

Elle attend souvent d’être entendue et comprise.

Dans ces situations, l’écoute active devient essentielle.

Il peut être utile de reconnaître ce qui vient d’être exprimé et de reformuler les mots de la personne.

Cette reformulation montre que l’on est présent dans la discussion et que l’on comprend ce qui vient d’être partagé.


Les conversations liées aux croyances et à l’identité

Le troisième type de conversation concerne les croyances et l’identité.

Ces conversations répondent souvent à des questions profondes comme :

qui suis je
à quoi je crois
quelles sont mes valeurs

Ces discussions ne se produisent pas toujours dans des contextes informels comme près de la machine à café.

Elles demandent souvent un espace plus sécurisé pour que chacun puisse exprimer ce qui est important pour lui.

Dans ce type de conversation, contredire directement la personne ou lui dire qu’elle n’a pas raison peut interrompre le dialogue.

Couper la parole ou ignorer ce qui vient d’être dit peut également créer une rupture.

Une approche plus constructive consiste à reconnaître la croyance ou la perspective exprimée.

Reconnaître ne signifie pas être d’accord.

Cela signifie simplement montrer que l’on a entendu ce que la personne exprime et que l’on comprend la place que cette idée occupe dans son identité.


La méthode de communication proposée par Charles Duhigg

Dans son livre, Charles Duhigg propose également une méthode simple pour rester synchronisé dans une conversation.

Cette méthode peut être utilisée quel que soit le type de conversation.

Qu’il s’agisse de faits, d’émotions ou de croyances, trois étapes peuvent aider à créer une connexion dans l’échange.

La première étape consiste à poser des questions.

Les questions ouvertes permettent de comprendre davantage de contexte et d’obtenir plus d’informations sur ce que la personne souhaite réellement exprimer.

La deuxième étape consiste à reformuler.

La reformulation peut simplement reprendre les derniers mots prononcés par la personne ou exprimer la même idée avec d’autres mots.

Cela montre que le message envoyé correspond au message reçu.

La troisième étape est la reconnaissance.

La reconnaissance consiste à valider que l’on a entendu ce qui a été exprimé.

Cela ne signifie pas que l’on accepte ou que l’on adhère au point de vue.

Il s’agit simplement de montrer que l’on comprend la perspective de l’autre.

On peut par exemple dire que l’on entend ce qui est exprimé et reconnaître l’impact que cette situation peut avoir.


Développer une communication plus fluide dans les conversations

Comprendre les différents types de conversations permet d’améliorer la qualité de nos interactions.

Lorsque l’on reconnaît le niveau de conversation utilisé par les autres participants, il devient plus facile de s’aligner sur la discussion.

Cela permet d’éviter les désynchronisations qui provoquent des silences ou des incompréhensions.

Cette compréhension peut transformer la manière dont nous participons aux discussions dans les environnements professionnels, dans les relations sociales et dans les situations de travail en équipe.


Une invitation à expérimenter cette approche

Si vous observez attentivement vos prochaines conversations, vous pourrez peut être reconnaître ces trois types d’échanges.

Vous pourrez remarquer les moments où les discussions se situent sur un registre factuel, émotionnel ou lié aux croyances.

Observer ces différences peut aider à mieux comprendre pourquoi certaines conversations deviennent fluides alors que d’autres créent des moments de malaise.

Si vous souhaitez approfondir ces notions et développer une communication plus assertive, je vous invite à découvrir le cours offert de quatre semaines disponible en ligne.

Ce programme propose plusieurs modules pour apprendre à poser des limites claires, à mieux gérer les conversations difficiles et à développer une communication plus alignée avec vos intentions.

Vous pouvez accéder au cours ici :
www.coursdenegociation.fr/direnon

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